Évangile selon Luc 20 FRC97

D’où vient l’autorité de Jésus ?

1 Un jour, Jésus donnait son enseignement au peuple dans le temple et annonçait la Bonne Nouvelle. Les chefs des prêtres et les maîtres de la loi survinrent alors avec les anciens

2 et lui demandèrent : « Dis-nous de quel droit tu fais ces choses, qui t’a donné autorité pour cela ? »

3 Jésus leur répondit : « Je vais vous poser une question, moi aussi. Dites-moi :

4 qui a envoyé Jean baptiser ? Est-ce Dieu ou les hommes ? »

5 Mais ils se mirent à discuter entre eux et se dirent : « Si nous répondons : “C’est Dieu qui l’a envoyé”, il nous demandera : “Pourquoi n’avez-vous pas cru Jean ?”

6 Mais si nous disons : “Ce sont les hommes qui l’ont envoyé,” le peuple tout entier nous jettera des pierres pour nous tuer, car il est persuadé que Jean a été un prophète. »

7 Ils répondirent alors : « Nous ne savons pas qui l’a envoyé baptiser. » –

8 « Eh bien, répliqua Jésus, moi non plus, je ne vous dirai pas de quel droit je fais ces choses. »

La parabole des méchants vignerons

9 Ensuite, Jésus se mit à dire au peuple la parabole suivante : « Un homme planta une vigne, la loua à des ouvriers vignerons et partit en voyage pour longtemps.

10 Au moment voulu, il envoya un serviteur aux ouvriers vignerons pour qu’ils lui remettent sa part de la récolte. Mais les vignerons battirent le serviteur et le renvoyèrent les mains vides.

11 Le propriétaire envoya encore un autre serviteur, mais les vignerons le battirent aussi, l’insultèrent et le renvoyèrent sans rien lui donner.

12 Il envoya encore un troisième serviteur ; celui-là, ils le blessèrent aussi et le jetèrent dehors.

13 Le propriétaire de la vigne dit alors : “Que faire ? Je vais envoyer mon fils bien-aimé ; ils auront probablement du respect pour lui.”

14 Mais quand les vignerons le virent, ils se dirent les uns aux autres : “Voici le futur héritier. Tuons-le, pour que la vigne soit à nous.”

15 Et ils le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent.« Eh bien, que leur fera le propriétaire de la vigne ? demanda Jésus.

16 Il viendra, il mettra à mort ces vignerons et confiera la vigne à d’autres. » Quand les gens entendirent ces mots, ils affirmèrent : « Cela n’arrivera certainement pas ! »

17 Mais Jésus les regarda et dit : « Que signifie cette parole de l’Écriture :“La pierre que les bâtisseurs avaient rejetéeest devenue la pierre principale” ?

18 Tout homme qui tombera sur cette pierre s’y brisera ; et si la pierre tombe sur quelqu’un, elle le réduira en poussière. »

L’impôt payé à l’empereur

19 Les maîtres de la loi et les chefs des prêtres cherchèrent à arrêter Jésus à ce moment même, car ils savaient qu’il avait dit cette parabole contre eux ; mais ils eurent peur du peuple.

20 Ils se mirent alors à surveiller Jésus. A cet effet, ils lui envoyèrent des gens qui faisaient semblant d’être des hommes honorables. Ces gens devaient prendre Jésus au piège par une question, afin qu’on ait l’occasion de le livrer au pouvoir et à l’autorité du gouverneur.

21 Ils lui posèrent cette question : « Maître, nous savons que ce que tu dis et enseignes est juste ; tu ne juges personne sur les apparences, mais tu enseignes la vérité sur la conduite qui plaît à Dieu.

22 Eh bien, dis-nous, notre loi permet-elle ou non de payer des impôts à l’empereur romain ? »

23 Mais Jésus se rendit compte de leur ruse et leur dit :

24 « Montrez-moi une pièce d’argent. Le visage et le nom gravés sur cette pièce, de qui sont-ils ? » – « De l’empereur », répondirent-ils.

25 Alors Jésus leur dit : « Eh bien, payez à l’empereur ce qui lui appartient, et à Dieu ce qui lui appartient. »

26 Ils ne purent pas le prendre en faute pour ce qu’il disait devant le peuple. Au contraire, sa réponse les remplit d’étonnement et ils gardèrent le silence.

Une question sur la résurrection des morts

27 Quelques Sadducéens vinrent auprès de Jésus. – Ce sont eux qui affirment qu’il n’y a pas de résurrection. – Ils l’interrogèrent

28 de la façon suivante : « Maître, Moïse nous a donné ce commandement écrit : “Si un homme marié, qui a un frère, meurt sans avoir eu d’enfants, il faut que son frère épouse la veuve pour donner des descendants à celui qui est mort.”

29 Or, il y avait une fois sept frères. Le premier se maria et mourut sans laisser d’enfants.

30 Le deuxième épousa la veuve,

31 puis le troisième. Il en fut de même pour tous les sept, qui moururent sans laisser d’enfants.

32 Finalement, la femme mourut aussi.

33 Au jour où les morts se relèveront, de qui sera-t-elle donc la femme ? Car tous les sept l’ont eue comme épouse ! »

34 Jésus leur répondit : « Les hommes et les femmes de ce monde-ci se marient ;

35 mais les hommes et les femmes qui sont jugés dignes de se relever d’entre les morts et de vivre dans le monde à venir ne se marient pas.

36 Ils ne peuvent plus mourir, ils sont pareils aux anges. Ils sont fils de Dieu, car ils ont passé de la mort à la vie.

37 Moïse indique clairement que les morts reviendront à la vie. Dans le passage qui parle du buisson en flammes, il appelle le Seigneur “le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob.”

38 Dieu, ajouta Jésus, est le Dieu des vivants, et non des morts, car tous sont vivants pour lui. »

39 Quelques maîtres de la loi prirent alors la parole et dirent : « Tu as bien parlé, Maître. »

40 Car ils n’osaient plus lui poser d’autres questions.

Le Messie et David

41 Jésus leur dit : « Comment peut-on affirmer que le Messie est descendant de David ?

42 Car David déclare lui-même dans le livre des Psaumes :“Le Seigneur Dieu a déclaré à mon Seigneur :Viens siéger à ma droite,

43 je veux contraindre tes ennemisà te servir de marchepied.”

44 David l’appelle donc “Seigneur” : comment le Messie peut-il être aussi le descendant de David ? »

Jésus met en garde contre les maîtres de la loi

45 Tandis que toute l’assemblée l’écoutait, Jésus dit à ses disciples :

46 « Gardez-vous des maîtres de la loi qui se plaisent à se promener en longues robes et qui aiment à recevoir des salutations respectueuses sur les places publiques ; ils choisissent les sièges les plus en vue dans les synagogues et les places d’honneur dans les grands repas.

47 Ils prennent aux veuves tout ce qu’elles possèdent et, en même temps, font de longues prières pour se faire remarquer. Ils seront jugés d’autant plus sévèrement. »

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